REVUE de PRESSE - Semaine 04

             Sommaire

24 01 12 Retraites : Bertrand critique Hollande
25 01 12 Chômage. Les seniors plus touchés
27 01 12 Retraites Les dépenses sous le tapis de  Hollande
27 01 12 Sécu: sanction si dépassement excessif

Les réactions au discours de N.Sarkosy seront diffusées dans la prochaine revue de presse

 

24 01 12 Retraites : Bertrand critique Hollande

AFP         Figaro.fr

François Hollande est "fâché avec le dossier des retraites", a estimé aujourd'hui le ministre du Travail Xavier Bertrand qui chiffre à "20 milliards d'euros" le surcoût de la promesse de François Hollande de laisser de nouveau partir à taux plein à 60 ans les salariés ayant cotisé 41 ans. "Soit il a encore changé d'avis et il doit expliquer comment il finance, soit il s'est trompé et il faut qu'il corrige", a dit le ministre lors de ses voeux à la presse au ministère.

François Hollande avait déclaré dimanche lors de son discours au Bourget que "sans attendre" de remettre à plat la réforme des retraites, "tous ceux qui ont 60 ans et qui auront cotisé 41 années retrouveront le droit à partir à la retraite à taux plein". Le soir même sur TF1, il chiffrait "entre 4 et 5 milliards" le surcoût de cette mesure sur 5 ans.

Lors de ses voeux, Xavier Bertrand s'en est pris à de nombreuses reprises au programme du candidat socialiste qui vise selon lui à "faire croire que seuls les riches paieront" alors que "la vraie cible fiscale" de M. Hollande "ce sont les classes moyennes". "Pour les classes moyennes, ce qui est en train de se préparer dans le projet de François Hollande, c'est une attaque permanente, une attaque sans précédent", a-t-il insisté

 

25 01 12 Chômage. Les seniors plus touchés

Le telegramme

L'âge de la retraite recule, le temps de cotisation et le chômage desseniors (plusde 50 ans) augmentent. C'est l'un des paradoxes de cette situation. Dans le bassin d'emploi de Saint-Brieuc, il a même augmenté de 18 % sur un an.

Des chiffres alarmants. Que ce soit dans la région Bretagne, dans les Côtes-d'Armor ou sur le bassin d'emploi de Saint-Brieuc, les chiffres qui concernent les seniors au chômage sont en nette progression. Entre novembre2010 et novembre2011, ils ont augmenté de 15,4%, en Bretagne ; 17,5%, dans les Côtes-d'Armor et 17,8%, dans le bassin de Saint-Brieuc. Un public fragilisé. Les jeunes, les seniors et les chômeurs longue durée sont considérés par Pôle emploi comme un public fragilisé. Sur le bassin d'emploi de Saint-Brieuc, il y avait par exemple 2.512chômeurs longue duréeen novembre2011, soitune hausse de 9,6% en un an. Les raisons de l'augmentation du chômage. D'après PascalConnan, directeur départemental de Pôle emploi, la diminution du secteur industriel dans le département est une explication. «L'intérim connaît plus de difficultés dans notre secteur que dans l'ensemble de la Bretagne, explique-t-il. C'est un bon indicateur de l'emploi car quand il reprend, la situation s'améliore.» 731jours de chômage en moyenne pour les seniors. Les seniors demandeurs d'emploi restent en moyenne 731jours (environ 24mois) sans travailler contre quatorzemois pour l'ensemble des chômeurs sur le bassin de Saint-Brieuc. Dans les Côtes-d'Armor, la durée moyenne est de 706jours et en Bretagne de 677jours. Un niveau CAP-BEP pour 52% d'entre eux. Pourquoi on n'embauche pas les seniors ? Les raisons avancées par Pôle emploi sont multiples. Du côté des employeurs, on embauchera plus facilement un jeune car les prétentions salariales sont moindres. «Un jeune est plus malléablepour l'entreprise», avance Pascal Connan. Les seniors ont effectivement des prétentions salariales plus importantes et ils souhaitent garder ce niveau de rémunération. Du côté des seniors, il faut ajouter le niveau de formation et de qualification qui joue évidemment sur l'adaptation de la personne au marché de l'emploi. 52% d'entre eux ont un niveau CAP-BEP dans les Côtes-d'Armor. 16% des offres d'emploi à Pôle emploi. Moins d'une offre d'emploi sur cinq est pourvue par Pôle emploi. Un chiffre relativement faible mais que justifie Pascal Connan. «Beaucoup d'emplois sont pourvus par réseau de connaissances et par l'intérim», explique le responsable de Pôle emploi. Des mesures pour favoriser l'emploi des seniors. Plusieurs mesures ont été mises en place pour favoriser l'emploi de seniors dans les entreprises. Il y a les contrats aidés qui s'adressent à tout le monde qui prennent la forme de subventions attribuées aux entreprises. Et puis, il y a l'indemnité différentielle de reclassement pour les personnes qui ont retrouvé une activité à temps plein. Elle peut être versée si la rémunération procurée par cet emploi est, pour une même durée de travail, inférieure d'au moins 15% à la rémunération de l'emploi précédent. Enfin, il y a également pour les seniors (de plus de 45ans) la possibilité de cumuler chômage et une activité à temps partiel pendant quinzemois, le tout en fonction du volume d'heures travaillées et du salaire.

Lionel Samson

27 01 12 Retraites Les dépenses sous le tapis de  Hollande

Le candidat du PS à la présidentielle confirme une réforme des retraites, tout en sous-estimant son coût.

      
Par Romain Brethes
Le point

Les mesures sur les retraites présentées par le candidat du PS François Hollande vont sérieusement grever les comptes de la Sécurité sociale. Selon l'évaluation de l'association Sauvegarde retraites, elles coûteront au moins 6,3 milliards d'euros par an à partir de 2020, année où elles exerceront tous leurs effets.

Ces mesures consistent à ramener à 60 ans l'âge auquel on peut prendre sa retraite à taux plein à condition d'avoir cotisé 41 années. Elles concernent les personnes qui ont commencé à travailler à 18 ans ou avant. Cette perspective signifie qu'à l'horizon 2020 les régimes de retraite ne pourront pas être équilibrés. Alors même que la réforme, si controversée dans l'opinion, de Nicolas Sarkozy repoussant de 60 à 62 ans l'âge de la retraite devait justement permettre le retour à l'équilibre en 2020 en faisant gagner à l'ensemble des régimes de retraite 20 milliards. Du moins en théorie. Car, afin de parvenir à ce bouclage "parfait", l'État mettait au bout 15 milliards d'euros pour financer les retraites des fonctionnaires.

C'est cet équilibre déjà précaire et théorique qui est balayé par les propositions de François Hollande. 6,3 milliards de déficit est une hypothèse basse. Explication : toutes les personnes qui ont commencé à travailler à 18 ans ou avant n'ont pas forcément validé tous leurs trimestres (interruption temporaire d'activité, période de travail non rémunérée...). Selon Sauvegarde retraites, on peut estimer à 30 % leur proportion... Sans cela, le déficit Hollande s'élèverait à 9 milliards d'euros.

Ce chiffre n'est cependant pas si farfelu, car on ne connaît pas le coût des dispositions sur la pénibilité que le candidat s'est engagé à négocier dès 2012 s'il est élu... "À noter que pour plus d'un million d'agents, de la SNCF, d'EDF... ou de la fonction publique d'État opérant dans les services actifs (policiers, gendarmes...), la mesure de Hollande ne signifie rien pour eux, car leur âge légal de retraite oscille toujours entre 50 et 57 ans...", explique Pierre-Édouard du Cray, économiste de Sauvegarde retraites.

Un aspect (une même retraite pour tous ?) que le candidat de la justice sociale ignore totalement, celui-là. Surtout, ces 6-9 milliards de dépenses ne sont pas comptabilisés dans les 20 milliards de dépenses sur cinq ans annoncés par le candidat socialiste. Le déficit dû aux mesures Hollande sur les retraites n'apparaîtra qu'en 2020. Or, s'il est élu, son mandat s'achève en 2017. Alors, on met tout ça sous le tapis. À moins d'augmenter les charges des entreprises ou des salariés. Et n'aiderait pas à renforcer la compétitivité du pays. Ce qui n'est pas (encore) à l'ordre du jour

 

27 01 12 Sécu: sanction si dépassement excessif

AFP     le figaro

L'assurance maladie a proposé aujourd'hui un dispositif visant à sanctionner les dépassements d'honoraires excessifs des médecins et une revalorisation de certains tarifs, lors d'une séance de négociations sur le secteur optionnel. La séance qui a réuni médecins, responsables de la Cnam (Caisse nationale d'assurance maladie) et complémentaires n'a toutefois pas été conclusive, les mutuelles étant toujours réticentes à s'engager sur le secteur optionnel.

Situé entre les secteurs 1 (médecins pratiquant les tarifs Sécu) et 2 (honoraires libres), le secteur optionnel est destiné aux médecins de secteur 2 exerçant comme chirurgiens, anesthésistes ou gynécologues-obstétriciens. Ils s'engageraient à plafonner leurs dépassements et à réaliser un minimum de 30% d'actes sans dépassements. Pour répondre à certaines exigences des mutuelles, la Cnam a proposé la mise en place d'un nouveau dispositif "pour sanctionner les dépassements excessifs", a indiqué une responsable.

Les sanctions pourraient aller jusqu'au "déconventionnement partiel ou définitif" en cas de non respect du "tact et de la mesure", tel que prévu par le code de déontologie.
La Caisse a d'ailleurs annoncé avoir lancé l'instruction de 250 dossiers de médecins "susceptibles d'être déférés devant le conseil de l'Ordre" pour des pratiques tarifaires abusives.Ces derniers, dont la moitié sont des spécialistes, devraient recevoir début février une lettre leur demandant de se justifier avant un éventuel signalement au Conseil de l'Ordre des médecins.

La procédure concerne également 28 médecins hospitaliers pratiquant une activité libérale à l'hôpital, principalement à Paris, Lyon et Marseille. La Cnam a par ailleurs proposé de revaloriser les tarifs des soins de chirurgie et d'obstétrique de 4% par an sur trois ans "pour les praticiens (en secteur 1 ou en secteur optionnel) qui limitent strictement leurs dépassements d'honoraires"