Poèmes - Textes

Coup de Vieux

Je viens sans y penser de descendre une marche,
Jusque là j'ai vieilli non pas tambour battant
Mais insensiblement. et sans que ma démarche
Signale le déclin provoqué par les ans.
Notre santé est bonne, nous sommes bons vivants
Et acceptons sans peur les fils blancs des cheveux,
Rien de très alarmant. tout va bien comme avant.
Marcher est un plaisir dans les sentiers ombreux
Puis brusquement nos ans si longtemps écartés
Choisissent l'occasion d'une halte imprévue,
Petite maladie, bobo sans gravité
Et arrivant en force s'installent bien en vue.
En huit jours c'est dix ans qui marquent leur passage
Et quand la guérison nous tend ses bras charmants,
Le miroir sans pitié renvoyant notre image
Nous prouve bien qu'hélas, plus rien n'est comme avant.
Jadis où l'on courait. on marche maintenant.
L'imprimeur sans pitié réduit ses caractères
Et où que nous allions les chemins sont montants,
Voici venir le temps ... d'être arrière grand père

Claudius BERTHET de Baugy


Le petit commerçant

Le petit commerçant se lève dès l'aurore
Il est là tout le jour et souvent tard encore
Et quand le soir enfin il ferme sa boutique
Il sera pour certains un sujet de critique.
Et pourtant sa journée n'est pas encore finie,
Il lui faut tout ranger et calculer les prix.
Préparer ses achats et garnir ses comptoirs
Demain il recommence et il faut tout prévoir.
Certes, il a moins le choix que dans les grands magasins
Mais il peut conseiller, il connait vos besoins.
Il s'intéresse à vous, écoute vos histoires
Et quand on est pressé, c'est lui que l'on va voir
C'est chez lui qu'on demande à mettre un affichage
Chez lui on peut parler avec son voisinage.
Le nouvel arrivant se sent un peu moins seul
Quand de son magasin il a franchi le seuil.
On dit qu'il vend plus cher que les grandes surfaces
Mais du matin au soir, c'est lui qui est sur place.
Et quand il est trop tard pour sortir sa voiture
On va frapper chez lui... après sa fermeture.
A trop vouloir courir pour avoir un bas prix
Un jour les villageois à leur jeu seront pris.
Les commerçants alors auront plié bagages
Et « boutique fermée» : c'est la mort du village.

Une boulangère du Cher.

Le Vieux sage.

Un homme de 92 ans, petit, très fier, habillé et bien rasé tous les matins à 8h 00, avec ses cheveux parfaitement coiffés, déménage dans un foyer pour personnes âgées .
Sa femme de 80 ans est décédée récemment, ce qui l'oblige à quitter sa maison.  
Après plusieurs heures d'attente dans le lobby du foyer, il sourit gentiment lorsqu'on lui dit que sa chambre est prête.   Comme il se rend jusqu'à l'ascenseur avec sa marchette, je lui fais une description  de sa petite chambre, incluant le drap suspendu à sa fenêtre servant de rideau.
"Je l'aime beaucoup", dit-il, avec l'enthousiasme d'un petit garçon de 8 ans qui vient d'avoir un nouveau petit chien
"Mais, vous n'avez pas encore vu la chambre, attendez un peu. "
" Cela n'a rien à voir ", dit-il.
"Le bonheur est quelque chose que je choisis à l'avance.  Que j'aime ma chambre ou pas ne dépend pas des meubles ou de la décoration, ça dépend de la façon dont moi je la perçois. "
"C'est déjà décidé dans ma tête que j'aime ma chambre.  C'est une décision que je prends tous les matins à mon réveil. "  
"J'ai le choix, je peux passer la journée au lit en comptant les difficultés que j'ai avec les parties de mon corps qui ne fonctionnent plus, ou me lever et remercier le ciel pour celles qui fonctionnent encore. "
"Chaque jour est un cadeau, et aussi longtemps que je pourrai ouvrir mes yeux, je penserai au nouveau jour et tous les souvenirs heureux que j'ai amassés tout au long de ma vie. "
" La vieillesse est comme un compte de banque. Tu retires de ce que tu as amassé. "Donc, mon conseil pour vous, serait de déposer beaucoup de bonheur dans votre compte de banque des souvenirs.
Merci de votre participation à remplir mon compte de banque car je dépose encore.

« Les aînés représentent une chance de développement»

Nous gagnons chaque année en France trois mois de vie supplémentaire. La durée de vie augmente pendant que le taux de travail diminue. Notre société n'a pas encore pris la mesure de ces immenses changements. Certains de nos aînés s'ennuient et refusent l'oisiveté forcée de la retraite. Ils ont raison. Relevons le défi des fins de carrière. La France doit encore faire des efforts. Les aînés ne sont pas un poids économique, ils représentent au contraire une chance de développement.
La vieillesse n'est plus et ne doit plus être cette période d'oisiveté, cette rupture de l'élan, l'arrêt forcé du travail. Plus de quatre-vingt dix pour cent de nos retraités vivent au domicile jusqu'à 85 ans, alertes et disponibles. Ces retraités sont actifs, ils débordent d'énergie sachons l'utiliser, et écouter ces femmes et ces hommes disponibles pour les générations suivantes, prêts à former les jeunes.
C'est un immense privilège pour notre pays que de pouvoir profiter de l'expérience, de la formation, de la vigilance des aînés. La majorité des populations du monde, qui meurt encore beaucoup plus jeune, nous envie. Nos cheveux blancs sont pour nous une vigilance, ils ne laisseront pas passer les mensonges trop faciles, ils veilleront sur la nécessité de l'effort collectif, ils ne veulent pas que s'installent le laisser-aller et les incivilités.
Écoutons les plus, profitons encore d'eux.
La vieillesse crée de la richesse, comme la santé crée de l'activité, et entraîne une redistribution des capitaux. Les retraités, inventent des métiers d'accompagnement non délocalisables, et produisent de l'emploi pour les jeunes.
Il convient, certes, de vieillir en bonne santé. C'est le cas chez nous grâce à un système de prévention et de soins qu'il nous faut à tout prix protéger. Grâce aussi à un système de retraite dont l'équilibre doit absolument être pérennisé. Il s'agit là de deux enjeux majeurs pour l'avenir de notre pays, face auxquels chacun doit être mobilisé.
Cette mobilisation doit être collective, par les réformes désormais indispensables à la survie de notre système. Mais elle doit également être individuelle, chacun devant prendre conscience de sa responsabilité face à sa propre santé. Il n'y a qu'ainsi que nous pourrons continuer de vieillir aussi bien et aussi longtemps sans menacer l'équilibre global de notre société... La moitié des personnes âgées de plus de 90 ans est encore autonome. Sachons répondre à leurs besoins, et sachons les anticiper.
« Le grand âge commence à 90 ans. »


Lafontaine de Pétrole

Le pétrolier ayant profité tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand d'or noir il n'y avait plus
Plus une seule goutte à pomper
Toute ses petites machines se sont arrêtées
Il alla crier famine
Au gouvernement sa copine,
Le priant de lui subventionner
Quelques études de marché,
"Je trouverai de nouveaux gisements
ou un nouveau carburant"
L'état étant peu enclin,
à financer un nouvel arlequin
« Que faisiez-vous au temps bénis
de l'abondance et du dénis ? »
Nuit et jour au tout venant
Je roulais au gré des quatre vents.
Vous rouliez ?
j'en suis fort aise.
Eh bien ! marchez maintenant. »

V I E I L L I R
L’âge mûr c’est être toujours jeune mais avec beaucoup plus d’efforts
Vieillir c’est « passer de la passion à la compassion ».
Plein de gens n’arrivent pas à 80 ans car pendant trop longtemps ils se sont battus pour rester à 40 ans.
Passé le cap de la soixantaine peu de choses paraissent absurdes.
Personne ne va plus vite que les années.
Dans les yeux d’un jeune brille la flamme, dans les yeux d’un vieux brille la lumière.
L’initiative des jeunes vaut autant que l’expérience des vieux.
Derrière chaque homme, il y a un enfant.
Les jeunes vont en groupe, les adultes en couple, les vieux vont seuls.
Heureux celui qui a été jeune pendant sa jeunesse. Et  sage l’âge venu.
Nous désirons tous vivre vieux mais refusons de l’être.
C’est plaisant d’arriver à un grand âge mais pas de l’avoir.

Merci à l’auteur(e) de ce texte - emilecouture@hotmail.com



HISTOIRE DE LA GRENOUILLE
Olivier Clerc, écrivain et philosophe, nous soumet un petit conte d'une grande  richesse d'enseignement.
Il s'agit du principe de la grenouille chauffée :

Cette histoire de la grenouille met en évidence les conséquences funestes de l’inconscience du changement, qu’il affecte notre santé, nos relations, l'évolution sociale ou l’environnement.
Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.
Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement.
Elle est bientôt tiède.
La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
La température continue à grimper.
L'eau est maintenant chaude
C'est  un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais  elle ne s'affole pas pour autant.
L'eau est cette fois vraiment chaude.
La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait  rien.
La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout  simplement finir par cuire et mourir.
 Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte qui l'aurait éjectée de la marmite.

Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du  temps  aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.
Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.
Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

Le GAVAGE PERMANENT d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des  choses...

Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuit,  donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.

CODERPA du CHER, cherche bénévole , intelligent,courageux et sérieux pour éteindre le feu sous la marmite de la grenouille..................