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Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu ...
 
Il lui dit  Seigneur, j'aimerais savoir comment est le paradis et comment est l'enfer ?
Dieu conduisit le saint homme vers deux portes.
 Il ouvrit l'une d'entre elles et permit ainsi au saint homme de regarder à l'intérieur.
 Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde.
Et, au milieu de la table, il y avait une grosse marmite contenant  un ragoût à l'arôme délicieux.
Le saint homme saliva d'envie.
Les personnes assises autour de la table étaient maigres et livides.
Elles avaient, toutes, l'air affamé.
Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachés à leurs bras.
Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et remplir une cuillerée.
Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères à leur bouche.
Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances.
Dieu lui dit : Tu viens de voir l'enfer.
Tous deux se dirigèrent alors vers la seconde porte.
Dieu l'ouvrit, et la scène que vit le saint homme était identique à la précédente.
Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût, qui fit encore saliver le saint homme.
Les personnes autour de la table étaient également équipées de cuillères aux longs manches.
Mais, cette fois, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient en riant.
Le saint homme dit à Dieu : Je ne comprends pas !
Eh bien, c'est simple, répondit Dieu à sa demande, c'est juste une question de solidarité.
Ils ont appris à se nourrir les uns les autres, tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu'à eux-mêmes.
Et oui, l'enfer est souvent sur terre ?????????? 

 

Ce que les oies nous enseignent

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les oies forment un V lors de leur vol migratoire?
La nature  a une bonne raison de les doter de cet instinct.
Chaque coup d’aile d’une oie, soulève l’air et celle qui la suit en bénéficie
Lors de la formation en V, toute la volée profite d’un accroissement d’efficacité d’au moins 71%, cela comparé à un oiseau volant seul.
Quand une oie se détache de la formation, essayant de voler seule, elle ressent soudain la résistance de l’air et rapidement elle revient à la formation.
Comme les oies, les personnes qui partagent un but commun et ont  un sens d’appartenance l’atteignent avec plus d’aisance et plus rapidement que celles qui cheminent seules
Quand une oie est fatiguée, elle se retire à l’arrière de la formation et une autre prend la tête.  Si les gens avaient autant d’intuition que les oies ont d’instinct, chacun comprendrait que finalement le succès dépend du travail d’équipe, chacun, à son tour, assumant les tâches ardues et partageant le leadership.
Les oies aux derniers rangs de la formation encouragent de leurs cris celles qui sont à l’avant afin qu’elles accélèrent la vitesse.
Il est important que nos “cris” d’arrière garde soient  encourageants. Sans cela ils ne sont que des cris.
Quand une oie est malade ou blessée, deux autres oies se détachent avec elle de la formation et l’accompagnent au sol pour lui assurer aide et protection.
Ces deux oies demeurent avec le membre malade jusqu’à ce qu’elle puisse à nouveau voler ou jusqu’à ce qu’elle meure.
Alors elles se joignent à une autre volée ou essaient de rejoindre leur propre volée.
Puissions-nous avoir cet esprit d’oubli de nous -même qui nous mérite de tels amis.
Nul besoin d’être savant...
Pour suivre les leçons de la nature. Il faut seulement savoir s’arrêter et observer les merveilles qui nous entourent !
“Demande aux bêtes, elles t’instruiront , aux oiseaux du ciel, ils te parleront, à la terre, elle t’enseignera et les poissons des mers t’expliqueront.
Nous, on a demandé aux oies…

LE CINQUIEME RISQUE DE LA PROTECTION SOCIALE

Préambule :
« Il n’est pas normal qu’un individu qui bénéficie d’une couverture sociale et contribue à l’assurance-maladie et à l’assurance vieillesse dans des conditions ordinaires soit traité comme une personne pauvre lorsqu’il devient dépendant ».

(6ème conférence des Ministres européens LISBONNE 29-31 mai 1995)

Propositions du COmité DEpartemental des Retraités et Personnes Agées du Cher (CODERPA du Cher) :

1) le cinquième risque (la dépendance) doit être géré uniquement par la Sécurité Sociale, basé sur la solidarité nationale au même titre que la maladie, les accidents du travail
(les maladies professionnelles), la famille, la vieillesse ;

2) le cinquième risque doit également bénéficier du même financement, équitable et solidaire ;

3) en application de la notion de Solidarité, le principe de récupération sur patrimoine de la dépendance doit être totalement proscrit ;

4) La répartition des coûts dans les Etablissements d’Hébergement pour les Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) doit être revue pour diminuer significativement la part à charge des familles.

Ces quatre propositions ont été présentées lors de la réunion du Bureau du CODERPA du Cher le jeudi 6 novembre 2008 et lors de l’Assemblée Plénière du jeudi 20 novembre 2008, pour une diffusion prévue aux parlementaires du Département du Cher, au Président du Conseil Général du Cher, au Comité National des Retraités et Personnes Agées (CNRPA), aux Comités départementaux des Retraités et Personnes Agées de la Région Centre (CODERPA), au Président du Conseil Régional du Centre et au Conseil Economique et Social de la Région Centre (CESR).

 

Les "Trente Glorieuses"
Les années mythiques de la prospérité économique courent (très) approxima­trvement de 1945 à 1975. En cette période de progrès social régulier, d'enrichissement généralisé, chacun a vécu son propre parcours, et l'on ne saurait écrire d'une seule encre l'histoire de ces fameuses "trente glorieuses": ceux et celles qui les vécurent, n'eurent pas des chances égales de grimper au mât de co­cagne ..
Il reste que jamais la France n'aura autant changé qu'au long de ces décennies exceptionnelles. La forte croissance économique (des taux de 8 % an­nuels n'étaient pas rares), entraîna l'enrichissement global de la population, une profonde mutation so­ciétale et notarnrnent le développement rapide des classes intermédiaires. "La société de consomma­tion et les classes moyennes ont marché main dans la main jusqu'à la fin des années 90". L'ascenseur so­cial fonctionnait à plein, et nombreux furent ceux qui connurent au long de ces trente années: emplois sta­bles, protection sociale améliorée, carrière rectiligne au sein d'une même entreprise, revenus en hausse ré­gulière, avant de se retirer à 60 ans, avec 75 % de leur dernier salaire. Ces années fastes font figure au­jourd'hui d'un âge d'or définitivement révolu.
Pour construire cette réussite économique avec les premières autoroutes et centrales atomiques, le TGV, Concorde, ... les générations d'après-guerre ont connu la semaine de travail de 48 heures, samedi ma­tin compris, avant de profiter des 3, puis des 4 se­maines de congé et des week-ends complets. Elles auront travaillé dur pour mériter la relative aisance dont elles disposent.
Aujourd'hui, tandis que patinent les taux de croissance, que la crise boursière rabote le pouvoir d'achat et plombe le marché de l'emploi, certains assimilent les retraités à de modernes Har­pagons, égoïstement assis sur leurs confortables ac­quis. C'est oublier que la consommation de ces re­traités, portion de plus en plus importante de la population, est un facteur du soutien à l'économie du pays dont les "décideurs" commencent seulement à prendre conscience. Acheteurs fidèles des marques françaises et consommateurs en période creuse, ils sont aussi utilisateurs de services à la personne qu'on ne peut pas délocaliser.
Mais surtout, ils aident enfants et petits-enfants, conscients que ceux-ci connaissent bien plus de dif­ficultés qu'eux-mêmes, au même âge. Il est normal que les enfants viennent au secours de parents âgés, mais la conjoncture économique actuelle. vient quelque peu retourner l'équation et ce sont bien sou­vent les retraités qui aident les jeunes à "s'en sortir". La durée et le coût des études, les difficultés de lo­gement, les problèmes de chômage contraignent nombre de jeunes adultes à demeurer longtemps dans le giron familial, Et fonder une nouvelle famille recomposée ou non, nécessite souvent un coup de pouce. Les transferts entre générations, hors héri­tages, représentent aujourd'hui des sommes consi­dérables estimées à des milliards d'euros.
Ceux et celles qui auront bénéficié de cette géné­reuse entraide intergénérationnelle, se souviendront­-ils qu'ils doivent une part de la relative prospérité que nous leur souhaitons de tout coeur, au travail fourni par leurs prédécesseurs au cours de ces fameuses "Trente Glorieuses" ?
Jean Mauriès

Crise financière: « la répartition nous protège »

La répartition protège nos retraites obligatoires; celle de la Sécurité Sociale et celles des régimes complémentaires, de la grave crise financière actuelle. Elles représentent plus de 95 % des revenus des retraités. Nous pouvons donc remercier nos anciens de 1945 qui ont créé la répartition, au moment où les retraites financières étaient en faillite. Avec  raison, nous défendons ce système. Il est solidaire, obligatoire et sous contrôle de l'Etat. Il repose sur la confiance: les actifs d'aujourd'hui paient pour les retraités d'aujourd'hui et quand ils seront retraités, les actifs d'alors paieront pour eux. Défendre la répartition, c'est donc aussi rassurer les plus jeunes assaillis de discours intéressés pronostiquant la faillite de la répartition. Elle est en effet très attaquée depuis la montée du chômage, notamment sous l'influence de l'idéologie libérale dominante chez les politiciens, les financiers, et les instances internationales, FMI ou Banque mondiale
Plus que jamais, et la crise actuelle nous aide, nous devons parler clair. La capitalisation ne peut être qu'un complément du revenu des retraités et la répartition doit rester le pilier incontournable de nos pensions.Il faut contester ce professeur de Paris­Dauphine qui estime que "la capitalisation est tendanciellement inévitable en raison de l'hostilité de l'Etat, des entreprises, mais aussi des salariés eux ­mêmes à voir augmenter leur contribution au régime de répartition". Chacun sait maintenant que l'infaillibilité du tout marché est un mythe et que le re­cours à la capitalisation est sans effet sur les conséquences de l'augmentation de la longévité. Pour maintenir un niveau de vie décent des retraités actuels et futurs, quel que soit le système, des mesures courageuses et des ressources supplémentaires seront nécessaires.
Si aujourd'hui nous ne sommes pas directement touchés dans nos pensions par la crise financière, la récession qui menace va rendre la vie plus difficile aux plus faibles et aux plus mal défendus, ce qui est malheureusement le cas des retraités, lesquels risquent  d'en subir durement les conséquences. Raison de plus pour militer dans nos associations et nos fédérations.
Comme le reste de la population, les retraités sont pénalisés par la crise dans leurs économies, leurs assurances vie et de manière plus spécifique dans les compléments de retraite qui dépendent de la Bourse, PERP ou PERCO. Mais la situation est plus sérieuse dans les pays où la capitalisation est dominante comme les Etats Unis.
Guy Binot

Les retraites Madoff                                              

L'affaire Bernard Madoff a remis sur l'avant scène le nom de Charles Ponzi, qui a bien injustement donné son nom aux escroqueries de type cavalerie financière dans les années 20, car les premières escroqueries de ce type connues remontent bien plus loin.
Le principe est simple: un gérant de fonds vous promet un rendement supérieur à la normale, et, ne pouvant obtenir effectivement un tel taux, il rémunère les épargnants avec l'argent des nouveaux entrants. Tant que les nouveaux sont toujours plus nombreux que les anciens, la pyramide tient debout. Seul problème, lorsque les clients sont nombreux à vouloir retirer leurs billes, le système s'écroule. Une chaîne de Ponzi repose avant tout sur des promesses intenables.
Un système où on promet à ceux qui cotisent un retour sur cotisation intenable à terme, qui ne tient que par la grâce de l'expansion démographique, où l'argent des derniers arrivants sert à payer la promesse faite aux premiers, et dont les prestations ont été plusieurs fois revues à la baisse, cela ne vous rappelle rien ?
Et oui : notre système de retraites. 
Imaginez une caisse d'épargne qui vous propose de rémunérer votre épargne à 8% sans risque, mais qui pour ce faire, se contente de rémunérer vos comptes avec les dépôts des nouveaux épargnants. Ce système, bien évidemment insoutenable dans le temps, a pour nom «cavalerie financière», «boule de neige» ou encore «arnaque de Ponzi». Il est viable tant que le nombre de nouveaux épargnants connaît une croissance forte. Il s'écroule et fait faillite lorsque le nombre d'entrants dans le système baisse et le nombre de sortants réclamant leurs intérêts augmente. La promesse de rémunération n'est qu'une fausse promesse. Un faux droit.
Notre système de retraite: une gigantesque arnaque de Ponzi !
L'arnaque qui rendit célèbre « Ponzi » fut montée en 1920.
Pourtant, le système de retraite que nous venons de décrire fonctionne exactement comme une chaîne de Ponzi.
Ses instigateurs n'ont pas pu prévoir, en 1945, que l'espérance de vie croîtrait dans de telles proportions, et que les années 60-70 marqueraient l'essor de la contraception, marquant un changement décisif dans la structure démographique du pays. Mais dès la fin des années 70, des économistes ont alerté les pouvoirs publics sur les conséquences de ces changements, et les modifications qu'ils impliquaient.
 
Malheureusement, par manque total de courage politique, aucun pouvoir n'a voulu s'y attaquer, le comble de la démagogie étant atteint par François Mitterrand qui a, en parfaite connaissance de cause (l'homme était tout sauf bête...), a baissé l'âge de la retraite de 65 à 60 ans, dégradant brutalement le rapport actif/retraités, tellement essentiel pour le bon financement de la répartition...
Il est trop tôt pour chiffrer les pertes des salariés floués par nos retraites Madoff. Mais il est question, selon un obscur "Conseil d'orientation des Retraites", d'un déficit de 24 Milliards d'euros en 2020 et de 70 Milliards de en 2050 (à ce train, l'Euro ne vaudra plus un clou en 2050...).
Et nous ne sommes que la petite France. Car la même arnaque est officiellement en usage dans de nombreux autres pays, à commencer par les USA, ou les déficits à terme du système de social security (la retraite) atteindraient plus de 120 madoffs.
Aux dernières nouvelles, aucun des politiciens qui ont créé, géré, renforcé et fait l'apologie de ce vaste schéma de Ponzi n'a été inquiété par la justice. Certains ont même des rues à leur nom. En France, tous les rapports et livres blancs écrits pour dénoncer cette arnaque ont valu à leurs auteurs disgrâce politique et malédiction syndicale. Des cohortes de politiciens, de syndicalistes, et de gogos abreuvés de propagande "ponziste" vouent un véritable culte au système, et malheur à qui voudrait le réformer dans ses principes.
Et oui, si Bernard Madoff avait été fonctionnaire du "service public", il serait une figure symbolique des acquis sociaux conquis de haute lutte par les travailleurs spoliés par le grand méchant capital. Peut-être aurait-il une place, un square, ou une fontaine publique à son nom quelque part. On rebaptiserait un col des alpes le "Grand Saint Bernard Madoff".
La finance privée est complètement folle. Les finances publiques sont complètement Madoff !